THÉÂTRE – L’École des femmes

Retour au classique à L’Éole avec une pièce de l’illustre Molière mise en scène et interprétée par la Compagnie Viva !

Arnolphe prétend qu’une femme ne peut être sage et vertueuse qu’autant qu’elle est ignorante et niaise. Aussi, pour avoir une épouse à sa guise, il fait élever sa jeune pupille, Agnès, au fond de sa maison, sous la garde d’un valet et d’une servante aussi niais qu’elle. Désormais en âge de se marier, Agnès apprend cependant à Arnolphe qu’elle est tombée amoureuse d’un jeune homme. Arnolphe découvre qu’il s’agit de Horace, le fils de son meilleur ami : Arnolphe et Horace se connaissent si bien que Horace confie à Arnolphe ses sentiments pour Agnès sans se douter qu’Arnolphe est le tuteur d’Agnès et qu’il a l’intention de l’épouser. Fulminant de jalousie, Arnolphe va donc essayer de déjouer l’amour qui se tisse entre Agnès et Horace…

Molière, celui qui riait de la bêtise humaine

Molière, de son vrai nom Jean-Baptiste Poquelin (1622-1673) est le plus célèbre dramaturge et acteur de théâtre français. “Le Tartuffe”, “Dom Juan”, “L’Avare”, “Le Misanthrope”… Considéré comme le patron de la “Comédie-Française”, il est l’auteur d’une trentaine de pièces dans lesquelles il s’en prend aux faux savants, aux médecins ignorants, aux dévots ou aux bourgeois prétentieux et dans lesquelles il cherche à libérer la jeunesse des contraintes absurdes. “L’École des femmes” est la pièce qui le rendit célèbre. À sa première représentation en 1662, elle a connu un immense succès, attisant la jalousie et suscitant la controverse notamment parce que Molière mélangeait un comique trivial à de l’écriture en vers (alexandrins) tout en dénonçant la condition féminine et en critiquant l’Église…

Misogyne et autoritaire, le personnage d’Arnolphe ne voit la relation à une femme que par la domination physique, intellectuelle et financière. Candide, Agnès n’en est pas moins lucide sur l’absurdité de la condition féminine et l’inégalité de la relation homme-femme. “L’École des femmes” se bat ainsi contre le patriarcat et les dogmes religieux. Cette “grande comédie” mêle des scènes d’une grande cruauté à d’anthologiques moments de farce servis par une multitude de formes d’humour : des traits d’esprit, un ton grivois, des comiques de situation comme l’ironie dramatique quand Horace ne sait pas qu’Arnolphe est le tuteur d’Agnès mais que les spectateurs le savent et rient du supplice d’Arnolphe qui doit entendre les déclarations d’amour de Horace.

À propos de la Compagnie Viva

Fondée en 2002 par le metteur en scène Anthony Magnier, la Compagnie Viva entreprend d’explorer les grands textes du répertoire – des comédies de Feydeau et Molière aux tragédies de Shakespeare – en les remettant au goût du jour pour les partager avec un public contemporain. En résidence à Versailles depuis 2010, elle est présente chaque année au Festival d’Avignon, joue près de 150 représentations par an dans toute la France et comptabilise plus de 25 spectacles créés en vingt ans.

Localisation :
48 Route de Voves 28310 Gommerville

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