Maintenir une croissance démographique raisonnée

Un territoire rural multi pôles et attractif, sous l’influence de plusieurs pôles urbains

Situé en Région Centre (Eure-et-Loir) dans le triangle Chartes, Orléans et Pithiviers, non loin des franches franciliennes, la Communauté de communes Coeur de Beauce est un territoire à caractère rural (32 hab/km²). L’absence de pôle principal sur le Pays en fait sa particularité. Il se construit sur un maillage territorial qui s’articule autour de quatre communes : Auneau, Voves, Orgères-en-Beauce et Janville/Toury.

Un dynamisme démographique contrasté, mais général sur l’ensemble du territoire

La progression de la population du Pays de Beauce a été très importante depuis 20 ans. Le taux de croissance annuel a été en moyenne de 1% par an entre 1999 et 2010. Sa situation en frange francilienne lui confère une attractivité croissante pour la population d’Ile-de-France. De ce fait, le territoire connait un certain déséquilibre entre le canton d’Auneau au nord, plus peuplé, et le reste du territoire. Cependant la pression urbaine environnante (IDF, Chartres, Orléans) commence à diffuser la croissance démographique sur l’ensemble du Pays, notamment sur des cantons jusqu’à présent en déprise démographique, comme celui d’Orgères-en-Beauce, qui a connu une croissance importante de 11 % entre 1999 et 2010.

 

 

Assurer un maillage territorial spécifique pour préserver/développer des services accessibles et de qualité

Un maillage d’équipement sportifs et culturels intermédiaires, à poursuivre

Des efforts importants dans la remise à niveau des équipements sportifs de proximité ont été consentis. Plusieurs équipements « structurants », à l’échelle des quatre pôles, ont aussi vu le jour (salles omnisports, dojos, médiathèques).

De nombreux équipements culturels devenus inadaptés aux pratiques ont été réhabilités sur le Pays. Bientôt une salle culturelle de grande ampleur verra le jour à Gommerville. A cela s’ajoute les nombreuses initiatives locales et un réseau de petites salles qui accueillent des spectacles de qualité ou le cinéma itinérant du Conseil Régional.

 

Une organisation en multi-pôle de santé, pour lutter contre la désertification médicale

On compte aujourd’hui 0,6 médecin pour 1000 habitants, alors que la moyenne française est de 3,2 médecins pour 1000 habitants. Le Pays souffre particulièrement du vieillissement des professionnels de santé et de l’absence de spécialistes (ophtalmologistes…). La proximité de pôles extérieurs au territoire permet à la population de bénéficier malgré tout d’une offre médicale plus importante aux franges du Pays, mais elle ne répond pas aux exigences de proximité de la médecine générale pour tous les habitants. Il faut noter malgré tout un maillage assez bon des médecins et professions paramédicales sur le territoire, bien que la densité de ces professions reste faible. Pour faire face à ces déficits, les collectivités se sont organisées pour créer des Maisons de santé Pluridisciplinaires (à Janville et Orgères en Beauce).

 

Un maillage structurant des services de proximité/public, au cœur des réflexions

On peut identifier une menace portant sur la disparition de certains services (trésorerie, gendarmerie). Mais plusieurs Communautés de communes montrent une politique offensive en matière de maintien des services sur le territoire (Banque postale, commerces, services à la personne…). On note par exemple, le développement de plusieurs maisons de services publics, ou encore le fort développement des services enfances-jeunesse, sur les quatre Communautés de communes grâce à la mise en œuvre de Contrats Enfance Jeunesse avec la CAF. Ces démarches permettent d’assurer un bon maillage sur le territoire. Cependant, les services/commerces de proximité sont déficitaires sur le territoire.

 

La mobilité, une réelle problématique à traiter

D’une manière générale le territoire est bien pourvu en infrastructures routières et ferroviaires, pourtant des difficultés concernant la mobilité persistent sur le Pays :

•            Faiblesse de l’offre de transports collectifs

•            Faiblesse de l’offre de transport interne au Pays (pour relier les 4 pôles entre eux).

•            Importance des trajets domicile-travail

Toutefois, des améliorations sont constatées, notamment avec le contournement d’Allonnes et Ymonville (RN154), mais aussi la réouverture projetée de la ligne voyageurs Chartres-Voves à l’horizon 2015, et enfin la mise en place du Transport à la Demande (TAD) par le Conseil Général d’Eure-et-Loir.

 

Les technologies de l’information et de la communication

Le taux de couverture de l’Eure-et-Loir est quasiment total. Pour les quelques zones non couvertes (moins de 1.4% du territoire) le Conseil Général et les EPCI concernés (Janville et Orgères) ont mené une politique volontariste de résorption des zones blanches grâce au dispositif des boucles locales radio (BLR). Celles-ci ont permis d’étendre le réseau ADSL par voie hertzienne.

De plus, le Pays dispose sur son territoire d’un certain nombre de points d’accès public a Internet et, de fait, à un certain nombre de services (recherches d’emplois, suivis administratifs etc.). Le passage de la fibre optique le long de l’autoroute A10 ou de la RN10 vers Ablis, permettrait de se raccorder aux nœuds existants. L’intérêt est évident dans un contexte où les entreprises recherchent de plus en plus du haut débit dans leur choix de localisation et que le télétravail se développe.

 

 

 

Préserver et développer un patrimoine naturel et bâti en harmonie avec le territoire

L’urbanisme, un réel enjeu sur le territoire sous influence urbaine

Le Pays de Beauce est soumis à une forte pression urbaine et démographique des agglomérations alentours (Orléans, Chartres, Paris). Un desserrement qui est surtout ressenti dans les franges franciliennes (secteur Auneau/Janville). Peu de communes réalisent des acquisitions foncières en vue de créer des réserves. Les parcelles constructibles se raréfient au sein des bourgs pour l’accueil de nouvelles constructions. La volonté de construire des logements au sein des communes est inégale, mais la plupart souhaitent garder un rythme de croissance maitrisé, afin de maintenir un certain dynamisme démographique.

Logement et habitat, une offre limitée sur le territoire

Le territoire du Pays reste attractif en termes de prix pour les primo-accédants (avec un foncier moins cher qu’en Ile-de-France). L’habitat construit est majoritairement constitué de maisons individuelles pavillonnaires, au sein de dents creuses ou de lotissements, dont la configuration constitue souvent une rupture avec le tissu urbain des bourgs. On observe une faiblesse du parc locatif ce qui ne permet pas d’offrir un réel parcours résidentiel pour les jeunes notamment. L’arrivée de nouvelles populations engendre un renouvellement et un rajeunissement de la population dans les petites communes. La qualité du parc d’habitat s’améliore mais il reste encore beaucoup de logements en mauvais état, mal isolés…On peut toutefois noter la préparation d’une OPAH sur la Communauté de communes de la Beauce de Janville.

La protection et la valorisation des espaces naturels et agricoles de la Beauce

On peut identifier la Zone de Protection Spéciale Beauce et Vallée de la Conie. Sa désignation est justifiée par 17 espèces inscrites à l’annexe I de la directive Oiseaux (plus grand site Natura 2000 du département). Cinq sites naturels sont gérés par le Conservatoire du Patrimoine. Le Syndicat du Pays de Beauce soutient également, à travers le contrat régional de Pays, la réhabilitation/l’entretien des mares sur le territoire. Tant d’éléments qui mettent en avant les richesses environnementales, qui seront reprises dans l’étude de la Trame Verte et Bleue, actuellement en cours de réalisation.

En Beauce, on ne peut pas parler d’environnement sans évoquer l’eau, qui représente une ressource abondante, gérée et maîtrisée grâce au SAGE Nappe de Beauce, mais dont la qualité est à surveiller. L’eau est également un vecteur de développement économique pour la Beauce car elle permet l’irrigation des cultures.

La présence de nombreux Parcs éoliens sur le territoire, font du Pays l’un des premiers producteurs d’énergie renouvelable en France.

 

 

 

 

Promouvoir un développement économique durable pour le territoire de la Beauce

Pôles commerciaux et commerces de proximité : définir et assurer un bon équilibre

Les services de commerces sont plus déficitaires que d’autres sur le territoire. Seulement six communes du Pays de Beauce sont équipées d’un tissu commercial de première nécessité complet (un supermarché ou les 3 commerces de base : alimentaire, boucherie et boulangerie), sur les quatre pôles d’équilibre du territoire. Seul un tiers des habitants du territoire disposent d’un tissu commercial de base complet.

Le territoire se caractérise par une concentration des pôles commerciaux dans les principaux pôles du Pays (Auneau, Janville-Toury, Orgères et Voves). Des implantations qui conduisent à la fragilité du petit commerce alimentaire en centre bourg et particulièrement dans certains pôles : Voves notamment où on a constaté la fermeture de plusieurs enseignes au profit d’activités de services/tertiaires (agences immobilières, assurance…). Mais c’est également la faible attractivité des commerces locaux qui intervient, d’où une forte évasion commerciale vers les pôles Chartrain, Orléanais et Francilien (Etampes, Dourdan, Rambouillet…), notamment situés sur les bassins d’emplois. Malgré tout on dénombre la présence de 5 marchés hebdomadaires qui fonctionnent bien à l’échelle du Pays. De plus, le Pays conduit des actions pour soutenir le commerce, l’artisanat et les services dans le cadre d’une OCMACS, afin d’accompagner les projets de modernisation et de mise aux normes des activités.

Attirer et accompagner des entreprises, pour un développement et de l’emploi

Le territoire se caractérise par un poids important des activités de commerce, transports, services divers (64% des entreprises au 01/01/11) suivi du secteur de la construction (21%). L’industrie se place en 3ème position. L’année 2013 a été marquée par la fermeture d’une des plus grosses entreprises du Pays : ETHICON à Auneau (plus de 350 salariés sans emploi). On note aussi plusieurs projets de création/développement de ZA. Aujourd’hui le territoire se heurte à des difficultés pour attirer des entreprises et des industries sur son territoire, en effet la main d’œuvre y est peu dense et peu qualifiée.

Enfin, la Beauce, grande terre agricole, exporte beaucoup ses productions mais très peu sont transformées sur place.

Le tourisme, un vecteur de développement à renforcer

« La Route du Blé en Beauce » est un itinéraire thématique sur le territoire de la Beauce. Elle permet aux visiteurs de découvrir le patrimoine local. Elle fédère les acteurs de la Beauce et contribue à la dynamique territoriale. Chaque année, de nombreuses animations sont proposées sur l’ensemble du territoire. Cependant, l’offre touristique reste très limitée. De plus, pour attirer les touristes, il est nécessaire de pouvoir assurer des services de restauration, qui aujourd’hui tendent à disparaître dans les communes.

 

 

 

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